Cheville

Traitement tendinite de la cheville.

Les solutions qui marchent, dans le bon ordre. De la phase aiguë à la reprise.

Pourquoi l'ordre compte

Le bon traitement au bon moment

Une tendinite de la cheville évolue en deux phases distinctes. En phase aiguë (les 5 à 7 premiers jours), l'objectif est de calmer l'inflammation. En phase de récupération, on restructure le tendon par le mouvement. Appliquer le mauvais traitement au mauvais moment ralentit la guérison — voire l'aggrave.

40%

des tendinites de cheville récidivent faute d'une rééducation complète

80%

des cas guérissent sans intervention médicale lourde avec le bon protocole

01

Repos relatif

5 à 7 jours

Éviter les mouvements douloureux sans immobiliser totalement.

Pourquoi ça marche

Le tendon enflammé a besoin de calme pour cicatriser, mais l'immobilisation totale est contre-productive. Le repos relatif consiste à supprimer les mouvements qui déclenchent la douleur tout en gardant une activité normale.

Quand l'utiliser

Dès l'apparition de la douleur, pendant les 5 à 7 premiers jours.

Comment faire

Identifiez les gestes qui font mal et évitez-les. Pour le sport, basculez sur une activité non-sollicitante (vélo ou natation selon la zone touchée).

À savoir

Ne restez pas immobile toute la journée. Le mouvement doux entretient la vascularisation du tendon.

02

Cryothérapie (froid)

Phase aiguë

Réduit l'inflammation et la douleur les premiers jours.

Pourquoi ça marche

Le froid resserre les vaisseaux sanguins, ralentit l'inflammation et engourdit les terminaisons nerveuses — l'antidouleur naturel le plus efficace en phase aiguë.

Quand l'utiliser

Pendant les 3 à 5 premiers jours, quand la zone est chaude ou gonflée.

Comment faire

Pack de cryothérapie ou poche de glace enveloppée dans un linge. 15 minutes, 3 fois par jour. Jamais directement sur la peau.

À savoir

Évitez le froid en cas de troubles circulatoires (Raynaud, artérite). Ne dépassez pas 20 minutes par session.

03

Exercices excentriques

6 à 12 semaines

Le gold standard médical. Restructure le tendon en profondeur.

Pourquoi ça marche

Le travail excentrique (allongement contrôlé du muscle sous tension) est le seul traitement qui restructure réellement le tendon. Les protocoles d'Alfredson montrent 80 à 90 % de guérison après 6 à 12 semaines.

Quand l'utiliser

Dès la fin de la phase aiguë (vers le 7e jour), en progression lente. Continuer 6 à 12 semaines même après la disparition de la douleur.

Comment faire

3 séries de 15 répétitions, 2 fois par jour. Mouvements lents et contrôlés. Une douleur tolérable (3-4/10) est acceptable — c'est le signe que le tendon travaille.

À savoir

Pas de douleur supérieure à 5/10. La progression se fait sur des semaines, pas des jours.

04

Kinésithérapie

10 à 20 séances

Si la douleur persiste plus de 4 à 6 semaines. Programme personnalisé.

Pourquoi ça marche

Le kinésithérapeute identifie les déséquilibres musculaires qui ont causé la tendinite et adapte un programme personnalisé — l'approche la plus complète quand l'auto-rééducation ne suffit pas.

Quand l'utiliser

Si la douleur persiste plus de 4 à 6 semaines. Aussi en première intention pour les tendinites sévères ou récidivantes.

Comment faire

Demandez une ordonnance à votre médecin (remboursement Sécu + mutuelle). 10 à 20 séances de 30 minutes, 1 à 2 fois par semaine.

À savoir

Choisissez un kiné formé en thérapie manuelle ou en sport. Changez si vous ne sentez pas d'évolution après 5 séances.

05

Massage par percussion

En continu

Améliore la circulation locale, réduit les tensions musculaires.

Pourquoi ça marche

Les micro-impulsions à haute fréquence stimulent la vascularisation, libèrent les adhérences fasciales, et déclenchent un réflexe inhibiteur de la douleur.

Quand l'utiliser

À partir du 5e jour, sur les muscles autour du tendon. Jamais directement sur le tendon enflammé.

Comment faire

5 à 10 minutes par jour. Tête ronde pour les grandes surfaces, tête plate pour les zones précises. Mouvement lent, sans appuyer fort.

À savoir

Évitez les zones osseuses, les nerfs visibles, et la zone exactement enflammée.